Statues 2010 - Horizons Bretons

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Statues 2010

La vallée des Saints
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Année 2010.
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Sainte Anne. (Santez Anna)
Sculteur Patrice Le Guen.
Statue d'Anne de 4 m en Granit de Lanhélin
Sainte Anne est la mère de la Vierge Marie et donc la grand-mère de Jésus dans la tradition chrétienne ainsi que dans la tradition musulmane sous le nom de Hannah.
En Armorique, le culte de sainte Anne ne remonte pas au-delà du XIIe siècle mais eut une diffusion importante, alimentée par la figure de l'antique déesse Ana/Dana (la déesse-mère des Tuatha Dé Danann en Irlande). Sa popularité chez les Bretons est généralement expliquée par cette rémanence de l'antique déesse celtique Dana.
En breton, sainte Anne est surnommée « Mamm gozh ar Vretoned », c’est-à-dire la grand-mère des Bretons. Plusieurs légendes la rattachent à la Bretagne. Une première légende la décrit comme originaire de Plonévez-Porzay.
En 1996, à l'initiative de l'évêque en place Mgr Gourvès, le pape Jean-Paul II vient la prier dans son sanctuaire breton. Il est le premier pape à avoir foulé le sol de Bretagne.

Dans un autre récit, publié par Anatole Le Braz, Anne est mariée à un seigneur cruel et jaloux, qui lui interdit d’avoir des enfants. Lorsqu’elle tombe enceinte, il la chasse du château de Moëllien. Son errance avec la petite Marie la conduit à la plage de Tréfuntec où l’attend un ange, près d’une barque. Selon la volonté de Dieu, l'ange l'amène jusqu’en Galilée. Bien des années plus tard, Marie épouse Joseph et devient la mère du Christ. Anne revient en Bretagne pour y finir sa vie dans la prière et distribue ses biens aux pauvres.

D'après un autre récit, Anne serait apparue à un paysan, Yves Nicolazic, en 1624 près d'Auray en Morbihan. Elle lui a demandé la construction d'une chapelle en son honneur, en ce lieu du village de Ker-Anna (qui en breton signifie Le village d'Anne) devenu champ qui la louait autrefois. Dans la nuit du 7 mars 1625, Yves Nicolazic, son beau-frère et 4 voisins, parmi lesquels certains rapportèrent avoir vu un flambeau les guider, déterrent une statue qui, après avoir été discrètement resculptée par les moines capucins, sera reconnue comme celle de la sainte. Après enquête, l'évêque de Vannes autorise la construction de la chapelle devenue basilique au fil des ans28. Le lieu a pris le nom de Sainte-Anne-d'Auray. Le pardon qui s'y déroule chaque année est le plus important de Bretagne, 3e lieu de pèlerinage en France après Lourdes et Lisieux.
Elle est à la fois la patronne des laïcs et des clercs, des matrones et des veuves. Elle préside à la sexualité du couple autant qu'à l'abstinence des moines, elle favorise les accouchements et ressuscite même les enfants mort nés. Elle assure sa protection aux tourneurs, sculpteurs, ébénistes, orfèvres, fabricants de balais, navigateurs et mineurs, mais surtout à des métiers manuels féminins : gantières, bonnetières, couturières, lavandières, blanchisseuses, cardeurs, chiffonniers, dentellières, brodeuses, fabricants de bas.
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Saint Gildas. (San Gweltaz)

Sculteur David Puech)

Gildas (né avant 504, peut-être en 494 – mort en 570) est un ecclésiastique originaire de l'île de Grande-Bretagne qui aurait fini sa vie en Bretagne continentale. C'est un saint ermite et guérisseur, à l'occasion fondateur de monasstère, comme à Saint-Gildas-de-Rhuys,et prédicateur.


Le livre que saint Gildas tient dans les mains est sans doute celui qu'il a écrit lui même, De Excidio et Conquestu Britanniae ( La destruction et la conquête de la Bretagne), qui constitue une source important pour l'histoire de la Grande Bretagne,de la conquète romaine jusqu'au VIe siècle.
Saint Gildas avait un filleul, Trémeur, à qui il avait donné son nom, Gweltaz, suivi de Tréc'hmeur.Celui-ci n'était autre que le fils de Conomore, le tyran de la Domnonée, meurtrier de sa propre épouse Triphine. Il assassinera plus tard Trémeur, que Gweltaz avait recueilli en son monastère de Saint-Gildas-de-Rhuys. On dit que le saint a replacé la tête de sainte Triphine qui en fut ressuscitée.
Saint Gildas était invoqué pour être gardé de la folie des hommes, puis de celle des chiens enragés. Il est aujourd'hui protecteur des chevaux.
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Sant Herbot.
Sculteur Bruno Panas
Saint Herbot aussi appelé saint Hermelan fait partie des saints bretons semi-légendaires, non reconnus officiellement par l'église catholique.
Son existence historique n'est même pas confirmée
Son culte était très populaire chez les paysans bretons qui voyaient en lui un protecteur des chevaux et des bêtes à cornes. C'est l'un des saints bretons les plus réputés par la ferveur populaire.
La tradition chrétienne le dit issu d'une puissante famille de l'île de Bretagne, il serait venu en Armorique et se serait fixé d'abord à Berrien où il aurait vécu en ermite dans une forêt, obéi même des animaux sauvages, opérant de nombreux miracles et de fréquentes conversions.
Saint Herbot était considéré comme l'un des saints les plus puissants de Bretagne, donc l'un des plus "riches" : outre des offrandes en nature, en particulier de queues de vaches (dans la chapelle de Saint-Herbot, des dizaines pendaient à gauche du maître-autel et le curé en revendait le crin aux enchères. On en faisait des brosses), on lui offrait de fortes sommes d'argent. On lui offrait aussi des cornes bénies, des mottes de beurre, des longes de chanvre.
Il était invoqué entre autres pour que les vaches donnent du lait et pour faire prendre le beurre: il est représenté dans l'église Saint-Collodan de Plogoff avec une motte de beurre dans la main. On disait même dans la région que si les propriétaires de bestiaux oubliaient de les mener au pardon de Saint-Herbot, ceux-ci s'y rendaient d'eux-mêmes !


Selon la légende, les femmes de Berrien s'ameutèrent contre Herbot parce que leurs maris perdaient leur temps à l'écouter au lieu d'ensemencer leurs champs ou de faucher leurs récoltes. Elles le pourchassèrent, allant jusqu'à lui jeter des pierres. Herbot se mit en colère, prédisant que les habitants de Berrien ne pourront jamais désempierrer leur paroisse (c'est une explication légendaire des chaos de pierre du Huelgoat, qui n'était alors qu'un hameau de Berrien) et condamnant les habitants du hameau de Nank à ne jamais pouvoir labourer avec des bœufs car ils avaient refusé de lui en prêter.


Herbot se réfugia au Rusquec (en Loqueffret) où il fut bien reçu ; il se construisit une maison, faisant le commerce des bestiaux. Il entendait, disait-on, leur langage et n'était jamais aussi content que lorsqu'il pouvait converser librement avec elles.
Il fut inhumé à Saint-Herbot où son gisant se trouve dans l'église.
Les crins placés devant saint Herbot avaient, du temps de la marine en bois, une affectation assez curieuse: on s'en servait pour mettre dans le doublage des navires, afin de les préserver des boulets.
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Saint Hernin.(Sant Hern)
Sculteur Seenu Shanmugam.
Il vient en Bretagne armoricaine en 528 lors de l'émigration des bretons.
Il s'installe sur la paroisse de Duault, lieu de la future paroisse de Locarn. Il fut un jour, attaqué par la meute de chasse du seigneur de Quelen. Impressionné de voir Hern tenir tête aux Chiens avec pour seule arme son baton, il lui offrit toute la terre qu'il pourrait entourer d'un fossé en une seule journée. Le saint homme enfourche un cerf, et, au grand galop, laissant trainer son baton sur le sol, creuse un profond sillon sur une demi-lieue de périmètre environ.
Il y passe sa vie et y décède. Les habitants l'enterrent sur son lieu de vie et une grosse pierre marque son tombeau
Son culte est lié à plusieurs événement miraculeux postérieurs à sa mort. Une légende raconte que bien longtemps après la mort de saint Hern, Un cerf, poursuivi par l'équipage d'un conte du poher, se soit arrêté à l'endroit même de la tombe du saint. Les chiens n'avancèrent plus, et c'est ainsi que l'on rerouva l'emplacement du peniti (ermitage) du saint. Le conte décide alors de construire une église sur ce lieu. Au moment de la construction, une nuée d'oiseaux construisit un dôme à l'emplacement de la tombe du saint.
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Saint Patrick. Sant Padrig.
Sculteur Jacques Dumas.
Statue de 4 m et 15 t.
Né dans le nord de la Bretagne insulaire, Maun fut enlevé à l'âge de seize ans par des pirates Scots d'Irlande et vendu comme esclave pour garder le bétail. Il parvint à s'enfuir en Gaules près de saint Germain avant de revenir en Irlande.
D'origine britto-romaine, son nom de naissance était (selon l'Histoire des Bretons de Nennius, abbé de Bangor en 620), Maewyn Succat, ou en français Maun, jusqu'à ce qu'il prenne le nom de Patrick.
En 411, il parvient à s'échapper et à embarquer sur un bateau. Après trois jours de mer, il débarque sur les côtes de Bretagne insulaire. À l’âge de trente et un ou trente deux ans, Maun Succat retrouve donc sa famille. Peu après, il s'embarque pour l'Armorique poussé par une vision et des voix, il traverse la Gaule pour gagner les îles de Lérins où il s'installe au monastère de Saint-Honorat et où il se consacre à des études théologiques pendant deux années. Il se rend ensuite à Auxerre auprès de saint Germain, il devient diacre puis évêque et prend le nom de Patricius en latin (qui désignait à l'époque un membre de l'aristocratie)

Connaissant la culture et la langue, il sillonne l'Irlande ou il fait de multiples prédications pour tenter de sortir les Irlandais de leur paganisme. Il reste célèbre pour son sermon au Rock de Cashel.
Pour illustrer la Sainte Trinité, il montre un trèfle. Un trèfle qui restera le symbole de l'Irlande et la couleur verte que tout le monde porte en ce jour de fête. Il baptise même, peu de temps après, le roi Aengus et ses frères. On pense que beaucoup de druides se convertirent et devinrent moines, créant trois monastères : Armagh, Damnach-Padraig et Sabhal-Padraig et des centaines de prieurés et d'écoles. La légende dit également que c'est par sa bénédiction que tous les serpents sont chassés d'Irlande. Une action qui symboliserait la conversion des Irlandais. Les serpents représentants Satan (responsable de l'ignorance du Dieu véritable). En 445, il crée le diocèse d'Armagh et instaure, au cours de multiples conciles, les canons et la discipline de l'Eglise d'Irlande. Il meurt le 17 mars 461 à Armagh, l'Irlande est chrétienne sans avoir compté un seul martyr. Il reste de lui plusieurs écrits dont ses Confessions.
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Santig Du.
Sculteur Olivier Lévêque.
Jean Discalceat, en breton Yann Divoutou naît d'une famille pauvre à Saint-Vougay (dans l'évêché du Léon.) vers 1279. Baptisé Jean, il est toute sa vie appelé Yannig ("petit Jean" en breton). Resté orphelin, il entra en apprentissage chez un oncle maçon et charpentier.
Il prie, il médite et, pour répondre à l'appel de Dieu, il part étudier à Rennes où il est ordonné prêtre en 1303. Il est nommé recteur de Saint-Grégoire près de Rennes. Il y reste treize ans, vivant délibérément dans la pauvreté, marchant pieds nus comme les moines mendiants. Discalceat n'est pas son nom, mais un qualificatif dérivé du mot latin Discalceatus qui veut dire "déchaussé". En breton on l'appelle Yann Divoutou ou Yann Diarc'hen, c’est-à-dire Jean sans sabots.

C'est un franciscain breton, considéré comme saint par la tradition populaire. Egalement connu sous le nom de Santig Du ou Santik Du (petit saint noir, surnom plein d'affection exprimée par le suffixe -ig). Il se singularise en distribuant tous ses revenus aux pauvres.
Il se donne totalement aux pauvres de Quimper. Il vient notamment en aide à la population lors du siège de la ville par l'armée de Charles de Blois en 1344-45. En 1346, il organise l'aumône pour les victimes de la famine en Cornouaille. En 1349, la peste s'installe à Quimper. Il organise les secours aux malades qu'il soigne sans répit, et ensevelit les morts. Il contracte lui-même la peste et en meurt le 15 décembre 1349. Enterré en son couvent quimpérois, sa tombe devient un lieu de pèlerinage.
Très populaire en Bretagne, « Santig Du » est le patron des pauvres. Dans la cathédrale Saint-Corentin de Quimper, près de sa relique, une tablette reçoit encore du pain déposé là par des anonymes et récupéré par des personnes dans le besoin. Cette pratique originale remonte au XVe siècle. Un vitrail lui est consacré à la Cathédrale de Quimper en 1993. Ce saint est aussi invoqué pour retrouver des objets perdus et sollicité pour obtenir du beau temps.

Si sa cause n'a jamais été introduite à Rome, il a été canonisé par la voix du peuple - Vox populi, vox Dei - comme il était de coutume à l'époque. Il est fêté le 15 décembre (Calendrier des saints bretons).
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