Fournil et moulins(suite) - Horizons Bretons

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Fournil et moulins(suite)

Aux moulins de Kerouat > Les moulins.


La mouture.


Les céréales versées dans la trémie s’écoulent dans l’auget suspendu à la civière. Le frayon (ou babillard) en frottant contre l’extrémité de l’auget commande la descente régulière du grain dans le trou central de la meule (oeillard). Les grains s’engagent dans les rainures et sont broyés progressivement.

La force centrifuge rejette la farine en périphérie ou les balais fixés sur la meule courante, l’évacue dans le conduit de descente vers l’auge et le sac. Les archures qui entourent les meules et le plateau de bois qui le recouvre, vont contenir la farine pendant la mouture.




Le moulin d'en bas.





A la fin du XVIIIe siècle, un second moulin, plus petit, est construit en contrebas pour utiliser au mieux la dénivellation (8m. de hauteur de chute entre le bief et ruisseau).
Malgré ses transformations (adaptation d'une roue verticale), il sera désaffecté à la fin du XIXe siècle.


Le fournil d'en bas.

Le fournil de 1821 est traversé par une conduite d'irrigation, existant avant la construction du bâtiment.

A la pointe du Van sur la commune de cleden-Cap-Sizun (Finistère), a subsisté jusque vers 1955 un type de petit moulin à vent dénommé " chandelier ". La cage circulaire en bois repose sur le pivot métallique fixé sur un socle maçonné. Elle tourne sur un
"  chemin de fer " circulaire grâce à la queue en bois (guivre) qui permet  d’orienter les ailes  face au vent.
Ce modèle très voisin du type de moulin Ouessantin, n’a sans doute existé au XIXe qu’en très petit nombre d’exemplaires, à l’extrémité du Cap-Sizun.
Cette réplique a été reconstitué en 2007.

Dans les Monts d’Arrée, deux moulins à vent ont été recensés au XVIIe siècle : 1 à Sizun et 1 à Lannedern. Il s’agissait de moulins-tours entièrement en maçonnerie.

L’écomusée à la volonté de présenter ce type de moulin non seulement pour sauvegarder un élément du patrimoine finistérien, mais aussi dans le cadre de son projet scientifique et culturel, pour mettre en évidence les moyens de production et d’utilisation de l’énergie à travers le temps.

Cette réplique a été réalisée à l’initiative de l’association des Moulins du Finistère qui œuvre depuis de nombreuses années pour la préservation du patrimoine des moulins.
L’action a bénéficié d’un parrainage de la société générale, le lycée professionnel du bâtiment de Pleyben et l’amoulageur Benoît Lauriou en ont assuré la réalisation.
Le socle du moulin a été construit par l’association D’insertion  IDEE de Brasparts avec un financement du Conseil  Général du Finistère.


La chapelle de Kerouat.


Le 15 Thermidor an IX de la république (2 août 1796) la chapelle, bien nationnal provenant des biens de la paroisse est mise en vente.
Sur le terrain d'1 hectare bordé de talus, sauf à l'ouest, se situe l'édifice d'environ 110m2 dont les ouvertures sont toutes entourées de pierre de taille, ainsi que celle de la sacristie; le clocheton abrite alors une petite cloche.
Sur le placitre de la chapelle (dénommé aussi cimetière), on dénombre 29 chênes, 1 chataîgnier, 2 ifs, 2 sapins, 1 orme et 4 jeunes plants de chêne.
Sur la photo ce qu'il reste de la chapelle.


Pour acquérir l'ensemble (fonds et arbres sur pied, bâtiment et cloche), Derrien Fagot déboursa 1953 livres.
Cette chapelle dédiée anciennement à St Siméon et St Jude, avait servi de lieu de réunion pour le comité révolutionnaire du canton de Sizun.
Suite à son abandon, elle sera démolie entre 1810 et 1830. Plusieur pierres scultées seront réemployées pour la construction des nouveaux bâtiments du hameau de Kérouat.

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