Statues 2011 - Horizons Bretons

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Statues 2011

La vallée des Saints
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Année 2011
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Saint Carantec. (Sant Karanteg).
Sculteur Norber Le Gall.

Statue de 3,70 m en Granit Bignan Jaune Aurore (granit beige à grains fins et moyens de couleur jaune et gris-jaune).
Il y a eu plusieurs saint Caradec ou saint Carantec qui ont été confondus au fil de l'histoire, mais qui sont des saints bretons plus ou moins mythiques non reconnus officiellement par l'Église catholique.
Fils de ceredic et petit fils de cuneda, le fondateur du pays de Galles au VIe siècle, Carantec refusa la place de chef de guerre pour une vie érémitique dans une caverne, à Gerit Karantog. C'était un départ sans retour, la perte de la protection du clan, avec pour seule arme son bourdon, bâton du voyageur, et pour bouclier sa cloche qui sonnait d'elle même. L'entraînement était rude: jeûne, silence,postures corporelles immobiles, séries de prosternations, récitation incessante de psaumes et étude. il vécu aupres de saint Patrick en Irlande, et saint Thénénan fut son élève en Armorique.
Selon la légende, Carantec aurait été guidé par une colombe jusqu'à une clairière ou le saint aurait décidé de construire son église.
Comme les autres saints hommes de ce temps, Carantec savait guérir les malades et les infirmes, commander aux bêtes sauvageset aux arbres, et aussi convaincrelors de joutes entre érudits. Une vie du saint veut qu'il est rencontré le roi Arthur et qu'à sa demande il est vaincu un dragon. Une statue le représente dans l'église de carantec tenant un saint ténénan de petite taille par la main.
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Saint Clair. (Sant Kler)
Sculteur David Puech.
Saint Clair de Nantes fut le premier évêque de Nantes vers la fin du IIIe siècle.
Il arriva dit-on de Rome, avec en sa possession un clou provenant de la croix qui supporta le martyre de Saint Pierre, pour lequel il fit bâtir un oratoire dédié à l'Apôtre, et qui serait à l'origine de la cathédrale de Nantes.
Il mourut à Kerbellec, village de la commune de Réguiny (Morbihan), et son tombeau (vidé depuis les invasions normandes à fin du IXe siècle) se situe dans une chapelle jouxtant l'église de Réguiny. Une fontaine votive se trouve également sur le territoire de cette commune bretonne.
On connaît peu de la vie de saint Clair, sinon qu'il dut subir les avances d'une noble dame qui, devant son refus, le fis poursuivre pour le faire décapiter. Le bras du bourreau ayant failli, saint Clair fut amputé d'une partie de sa boite crânienne qu'il porta malgré sa cécité jusqu'à la fontaine proche et fut guéri.
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Saint Guirec (sant Kireg)
Sculteur Seenu Shanmugam.
Statue en Granit Rose de la Clarté à Ploumanac'h (granit porphyroïde à gros grains de feldspath rose).
Saint Guirec ou saint Guevroc ou encore saint Kireg est un saint breton, venu de l'île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle), dans l'Armorique primitive, considéré comme saint par l'Église catholique sans avoir été le sujet d'une canonisation formelle; en effet, au cours du premier millénaire, l'Église n'avait pas encore défini les règles canoniques définitives pour la reconnaissance des saints. Disciple de saint Tugdual, il aurait été moine dans la région de Tréguier, en Bretagne armoricaine.

Kireg, selon la légende, a débarqué à Ploumanac'h où l'oratoire sur la grève rappelle sa venue. Le monument est en partie immergéà marée haute. Les jeunes filles y venaient pour planter une aiguille dans le nez du saint dans le but de trouver un mari. Une statue de granit ayant remplacé celle en bois, il n'y a plus de jeunes filles pour attendre, l'espoir au coeur, le début de la marée basse.
Plusieurs miracles lui sont attribués de son vivant, dont la guérison d'une lingère devenue paralysée pour avoir travaillé un dimanche et qui fut, après repentance guérie par saint Guevroc (saint Guirec): elle donna sa maison à saint Guevroc, qui la convertit en une chapelle, laquelle fut dédiée à Notre-Dame et nommée Nostre Dame de Creis-Ker (c'est-à-dire "du milieu de la ville"), laquelle fut rebastie plus magnifique par le duc Jean le Conquéreur.

Alors qu'il visitait le diocèse de Léon, il tomba malade à Landerneau où il mourut vers 547. Son corps fut inhumé dans le monastère de Lockirecq (ou Land-Guevroc) qu'il avait fondé.
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Saint Hervé (Sant Hoarne)
Sculteur Jacques Dumas.
Statue d'Hervé (Horane en breton) de 3,50 m et de 8 t en granit bleu de Lanhélin.


Né au VI siècle à Plouzévédé, en Petite Brretagne, ermite, puis moine à plouvien, Hervé est aveugle de naissance. Il vécut en compagnie de son guide, le jeune Guic'haran et d'un loup apprivoisé.
Ermite aveugle et musicien, il œuvra pour l’éducation des enfants et l’accueil des pauvres sur le Menez-Bré.
La légende raconte que le chien avec lequel Hervé se guidait fut mangé par un loup ; le saint contraignit alors le loup à le remplacer ; c’est pourquoi à Trédaniel Saint Hervé est représenté tenant un loup en laisse, et est invoqué surtout par les peuples voisins des forêts pour protéger leurs troupeaux, et en reçoit de la laine par reconnaissance.

Une autre légende rapporte qu'un jour Hervé perdit une dent en éternuant et la ficha dans une fente de rocher. Une grande clarté en jaillit et frappa un jeune garçon qui faillit en mourir.
Une autre encore rapporte qu'un loup dévora l'âne de son mentor avec lequel Hervé labourait, mais il s'agenouilla pour prier et sur son injonction le loup vint s'atteler lui-même à la charrette. Aussi est-il souvent représenté en compagnie d'un loup domestiqué. Sa réputation gagne toute la Bretagne où il restera jusqu'à sa mort très populaire.
Jacques Dumas à içi sculté Guic'haran au dos de saint Hervé.
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Saint Idi (Sant Idy)
Sculteur Patrice Le Guen
Assistante: Ines Ferreira
Statue en granit bleu de Lanhélin.
Selon la légende, Idy vint en aide à un imprudent qui avait pactisé avec le diable, représenté au bas de la sculture. La chaussure qu'il tient entre les mains symbolise son échec: alors qu'il tenait sa victime par le pied, il ne put l'emporter, l'homme, sur les conseils d'Idy, ayant dénoué les lacets de son soulier... Et le démon se retrouva avec la chaussure dans les mains pour seul butin! Idy prononça alors la formule consacrée à l'arrière de la statue.
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Saint Théleau (Sant Telo)
Sculteur: Bruno Panas
assistant: Goulven Jaouen
Statue en granit bleu de Louvigné-du-Désert (carrière Godard).


Saint Théleau ou Telo fait partie des saints bretons plus ou moins mythique dont la sainteté n'est pas reconnue officiellement par l'église catholique romaine.
Théleau vient au monde vers l'année 485 dans le pays de Galles. Son père s'appelle Ensic et sa mère s'appelle Guenhaff.
Comme la peste désolait son pays, il se réfugia auprès de saint Samson, à Dol. Il devient si proche de saint Samson que celui-ci lui confie la gestion de son monastère de Dol-de-Bretagne pendant ses absences fréquentes et prolongées. Il serait resté 7 ans en Bretagne.
Certains voient dans l’association deux saints bretons semi-légendaires, saint Edern et saint Théleau, tous deux traditionnellement représentés comme chevauchant un cerf, un héritage de la religion celte qui tenait la bête en grande vénération. La chute annuelle des bois suivie de repousse passait aux yeux des anciens pour être symbole de mort et de résurrection. Le cerf, on le sait était associé au culte rendu du dieu Cernunnos
Le saint est toujours représenté chevauchant un cerf (comme saint Edern). La légende rapporte qu’un seigneur de Châteaugal offrit à l’ermite le territoire qu’il pourrait enclore en une nuit, avant le chant du coq ; le saint se servit d’un cerf comme monture. L’étonnant dans cette légende, c’est que le saint n’a sans doute jamais mis les pieds dans cette paroisse du Poher. Pourtant la troménie fait halte au chêne de Châteaugal qui servit, selon la légende, de refuge au saint lorsqu'il fut attaqué par les chiens du seigneur du lieu.
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Saint Tugdual (Sant Tugdwal)
Sculteur: Olivier Lévêque
Statue de 4 m en granit blanc de Huelgoat (carrière SORODEC).


Tugdual fait partie des 7 saints fondateurs des évêchés de Bretagne. La renommée des Sept-Saints est à l'origine du Tro-Breizh (tour de Bretagne, en latin, circuitus Britanniae), souvent appelé aussi « pèlerinage aux Sept Saints », effectué pour les honorer. C'est pourquoi les pèlerins du Tro Breizh lui rendaient un culte dans la cathédrale de Tréguier.
Il est fêté le 30 novembre, car selonI ses hagiographes, il serait mort le 30 novembre 564.
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