Statues 2014 - Horizons Bretons

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Statues 2014

La vallée des Saints
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Année 2014
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Saint Armel (Sant Arzel)
Sculteur Seenu Shanmugam- Assistant Vivien Gamba
Armel des Boschaux débarqua en 518 dans l'Aber-Ildut et fonda l'abbaye de Plouarzel, près de la pointe de Corsen. Invoqué contre la sécheresse, il est le patron des aumôniers d'hôpitaux. Il est né en 482 dans le Glamorgan, au Pays de Galles et il est mort aux Boschaux (Ille-et-Vilaine) en 552 (ou 570).
II fut appelé à la cour de Childebert Ier et y resta sept ans.
Selon la légende, armé de son goupillon, Armel débarrassa la contrée d'un terrible dragon en le tirant avec son étole jusqu'à la rivière la Seiche ou il disparut définitivement.

Il alla ensuite passer quelque temps à Beaumont-la-Ronce (près de Tours)
De retour chez les Bretons, le roi Judwal lui aurait donné les deux paroisses qui portent son nom : Ploërmel où ses reliques étaient conservées au Moyen Âge, et Plouarzel. Il aurait aussi laissé son nom à certaines de ses étapes : Ergué-Armel, Plouharnel, Saint-Armel dans le Morbihan.


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Saint Diboen (Sant Diboan)
Sculteur Olivier Lévêque
Connu aussi, selon les variations orthographiques ou les mutations linguistiques du breton, sous les noms de saint Iboan, saint Diboan, saint Diboen, saint Iben, saint Ibe, saint Abibon, saint Languis, saint Langui, saint Idunet, saint Ivinec, etc...
Il fait partie des saints bretons plus ou moins mythiques de l'Armorique non reconnus officiellement par l'église catholique. Il est un disciple de saint Guénolé, le fondateur de l'abbaye de Landévennec. Il fonda un prieuré qui est à l'origine de la ville de Châteaulin. L’église locale, où il est représenté en diacre, l'honore comme "saint". Il était invoqué autrefois pour l’abondance des pommes, et on lui donnait en offrandes des barriques de cidre. Il avait sa fontaine, dans laquelle on puisait l’eau pour arroser les pommiers qui ne fructifiaient pas.


Ce saint est invoqué pour les mourants, pour les délivrér de l'agonie, "comme une demande de guérison ou de mort", d'ou son surmon en breton. Tu pe du, signifiant d'un coté ou de l'autre, formule évocatrice et définitive pour soliciter l'arrêt des souffrances, d'une manière ou de l'autre.
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Saint Edern
Sculteur Ines Ferreira
Édern, moine ermite de la fin du IXe siècle est probablement d'origine irlandaise, bien que d'après l'étymologie du nom et sa légende, certains le croient gallois. D'étymologie celtique, Edern vient soit de l'adjectif gallois « edyrn », signifiant grand, gigantesque, soit du latin « aeternus » signifiant éternel. Dans la légende galloise, Edern, qui chevauchait aussi un cerf, est le fils du dieu Nuz et l'un des premiers amants de la reine Guenièvre, l'infidèle épouse du roi Arthur.
La légende nous rapporte que Saint Edern aurait quitté la Cambrie, dont il était originaire, pour venir évangéliser en terre bretonne, accompagné de sa sœur Jenovefa (laquelle pourrait être une figure de Sainte-Geneviève, ou Sainte-Geneviève elle-même). Il aurait accosté à Douarnenez, d'où il se rendit en une forêt Quistinit, à trois lieues de Quimper, sur lequel le moine ermite aurait bâti une maison pour sa sœur et une simple hutte pour lui-même. Il y fit son ermitage et y bâtit une chapelle, à Edern, chapelle de la paroisse de Briec.
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Saint Guen
Sculteur Patrice Le Guen.
Assistant Xavier Tanguy

Statue de 4 m en Granit Bignan Jaune Aurore (granit beige à grains fins et moyens de couleur jaune et gris-jaune).
Attention à ne pas confondre Guen et Gwenn! A quel saint faut-il se vouer pour ne pas se perdre dans les homonymes?...
Pour ce qui concerne notre héros, les sources habituelles sont quasiment muettes, à l'exception des empreintes laissées dans la toponymie.
On peu se demander, d'apres Michel Priziac, (Bretagne des Saints et des croyances) si la dispersion du culte à travers la Bretagne ne dénonce pas l'existance de plusieurs saints locaux dénommés Guen. Le sens même de guen, blanc, pur, sacré, irait dans cette direction puisqu'il s'agit d'une caractéristique à laquelle les populations locales étaient particulièrement sensibles.
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Saint Guénolé (Sant gwenole)
Sculteur Jacques Dumas
Saint Guénolé est un personnage religieux qui aurait vécu à la fin du Ve et au début du VIe siècle en Bretagne et serait décédé vers 532. Il est réputé avoir fondé l'abbaye de Landévennec.
Son père, saint Fragan, et sa mère, sainte Gwenn, auraient débarqué dans la baie de Saint-Brieuc, venant probablement du pays de Galles, pour se fixer à Ploufragan (Côtes-d'Armor). Guénolé est le troisième fils d'une famille dont les autres enfants sont Clervie, Jacut et Guéthénoc. Il serait né, soit à Ploufragan, soit à Plouguin où est encore montré le lieu supposé de sa naissance (une motte féodale).
Lorsque Fragan emmena ses trois fils en bateau sur l'île Lavret pour les confier à saint Budoc, les voyageurs furent pris par une brutale tempête. Guénolé la calma par un signe de croix. Depuis, le saint est invoqué pour la quiétude des marins et fait de saint Guénolé le patron des femmes de marins-pêcheurs.
Selon la légende,Guénolé accomplit un miracle sur la personne de sa petite sœur lorsqu'elle était très jeune. Un jour, une oie s'empare des yeux de Clervie et les mange tous les deux. La fillette rentre chez elle en criant de douleur. Guénolé arrive à la maison familiale et trouve ses parents et sa sœur dans la détresse, il décide d'aller récupérer les yeux de Clervie. Il se rend à l'endroit où sont gardées les oies, repère un jars au centre du groupe. Il l'éventre et reprend les yeux de sa sœur pour les lui rendre. Il la signe de la croix et celle-ci recouvre la vue. C'est ainsi que Guénolé est devenu saint Guénolé et le patron des oculistes.
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Saint Jaoua
Sculteur Goulven Jaouen

Statue de 3,60 m en granit gris-bleu de Louvigné-du-Désert (granit d'aspect moucheté et de couleur gris-bleuâtre. Paragenèse : quartz gris, feldspath blanc et mica noir).


Saint Jaoua est un des saints bretons plus ou moins mythique de l'Armorique primitive, non reconnu officiellement par l'Église catholique romaine, mais qui fait l'objet d'un culte en Bretagne.
Jaoua serait né dans les Îles Britanniques vers l'an 500 et serait venu en Armorique vers 520 en compagnie de Pol Aurélien et de treize autres compagnons, débarquant d'abord probablement à Ouessant, puis, sur le continent, à Kerber (dans l'actuelle commune de Lampaul-Ploudalmézeau.
Selon les anciennes légendes, saint Jaoua était irlandais, oncle du prince Tinidore, père de saint Ténénan et serait, par sa mère, un neveu de Pol Aurélien. On l'envoya jeune encore en Angleterre où il fit d'excellentes études. Revenu chez son père, on le produisit dans le monde pour lui procurer un mariage avantageux ; mais, dominé par son penchant pour la vie religieuse, il s'enfuit de la maison paternelle et s'embarqua pour aller rejoindre son oncle saint Pol au monastère qu'il avait fondé depuis peu dans l'île d'Ouessant. Une tempête l'empêcha d'y aborder et le poussa dans la baie de Brest. Là, il mit pied à terre avec sa suite et fut accueilli par saint Judulus, abbé de Landévennec, auquel, après quelques mois de séjour, il demanda l'habit de novice dans son abbaye
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Saint Keo
Sculteur Jacques Dumas
En dehors des localités auxquelles il a donné son nom et ou un culte lui était voué, on ne connait quasiment rien de la vie de ce saint.
Saint Keo, originaire du pays de Galles, serait le fondateur de la première chapelle de Koat-Keo. La statue est orientée vers cet édifice.
Celui-ci était représenté en moine à Koat Kéo en Scrignac, sur un calvaire aujourd'hui disparu, à proximité d'une ancienne chapelle  qui a été reconstruite en 1937.
Saint Kéo tient une pelle dans sa main gauche qui pourrait représenter son désir de défricher les territoires, faire disparaître le paganisme et l'idolâtrie pour installer la foi chrétienne.
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Saint Modez (Sant Maodez)
Sculteur Christophe Antoine, dit Kito

Statue de 4,40 m et de 20 t.
Saint Maudez est un saint breton ayant vécu au Ve siècle ou VIe siècle qui fait partie des saints bretons plus ou moins mythiques non reconnus officiellement par l'église catholique. Apres Saint-Yves, Maodez est les saint le plus populaire de bretagne.
Les sources divergent sur son origine: Irlandais, Gallois, Breton? On sait peu de chose de la vie de ce saint pourtant très estimé par les bretons. Ceux ci avaient foi en ses talents de guérisseur.
Maudez fait partie de cette tradition de Saints guérisseurs bretons que l'église a combattus en vain.

La légende dit que saint Maudez débarrassa Gueldenes (Île Maudez) des vers qui l'infestaient; l'île devint alors habitable. Plus tard, les gens s'y rendaient pour se guérir des vers. Suivant l'endroit, on l'invoque contre les vers, contre les fièvres infantiles, contre les maladies des yeux ou encore pour guérir des furoncles, des morsures de serpents et des maux de pieds.
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Saint Merec
Sculteur Christophe Antoine, dit Kito

Statue de 3,80 m et de 18 t.


Personnages légendaires, les sept sains Merec, nés le même jour, aussitôt abandonnés dans les bois par leur mère. Généreuse, la nature viendra les secourir sous la forme d'une biche qui les prendra sous sa protection et les allaitera.

Le sculteur a utilisé les traits du petit prince de Saint- Exupéry pour figurer saint Merec. Les deux personnages vont en effet rencontrer un renard. C'est par cet animal que notre saint breton sera amené auprès de la biche qui prendra soin de lui.
Le souvenir de la légende attachée à Merec s'est perpétué: il n'y a pas encore si longtemps, à Saint-Merec, à la veille du pardon une biche venait toujours sous le porche de la chapelle pour se reposer et honorer ses fils adoptifs et les saints de ce lieu.
Vous souriez?
Eh bien, pourtant chaque année, les habitants du village préparaient une litière de paille sous le porche de la chapelle, pour la biche. L'époque moderne convient moins au merveilleux et la biche à désormais espacé ses visites!
Mais elle viendrait toujours la nuit de Noël au pied de la crèche posée sous le porche.




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Sainte Nolwenn (Santa Nolwenn)
Sculteur Patrice Le Guen. Assistant Didier Hardellet
Venue de Cornwall, de Cornouaille, en Petite Bretagne ou elle recherchait un lieu de solitude pour vivre en ermite. Nolwenn fut en butte aux avances insistantes du seigneur de Nizan.
Ayant vu Nolwenn, il tomba amoureux et demanda à l'épouser. Celle-ci refusa. Mis en rage par ce refus, ordre fut donné de la décapiter.
Nolwen prit sa tête entre ses mains et part à la recherche du lieu de sa sépulture.
Après une longue marche, elle arrive en un lieu isolé.Trois gouttes de sang tombèrent du cou de la jeune martyre, et trois fontaines jaillirent. La sainte plante alors son baton dans la terre et il devient aubépine. C'est la dit-on qu'elle termina sa vie et c'est à cet endroit qu'on érigea la chapelle de sainte Noyale et sa fontaine.

La légende raconte encore que Nizan, en apprenant qu'on avait bâti un sanctuaire en l'honneur de Nolwen, édifia une écluse pour créer un étang dont les eaux submergeraient la chapelle et la fontaine. L'eau, une fois la digue construite, arriva au bas de la statue de la fontaine, mais la digue s'écroula. Nizan fut noyé et son corps emporté par les eaux. La chapelle et la fontaine furent sauvés.
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Saint Thurien (Sant Turio)
Sculteur Philippe Leost

Statue de 3,50 m et 10 t.
Né vers 650 en lisière de la forêt de Brocéliande, Thurien est d'abors berger. Issu d'une famille aisée, il fréquente un monastère près de chez lui ou il prend gout a l'étude. . Le goût qu'il prenait à faire retentir de tous côtés les louanges de Dieu, lui donna lieu d'être connu de l'évêque de Dol, Thiermmaël, qui, touché des excellentes qualités qu'il trouva dans cet enfant, l'adopta pour son fils, l'emmena à Dol, et lui enseigna les lettres sacrées. Les progrès de ce jeune disciple furent si grands, que l'évêque ne trouva pas de difficulté à l'ordonner prêtre et à le mettre à la tête du clergé de son Église pour le remplacer comme évêque de Dol.
L'évêché de Dol ayant beaucoup d'enclaves dans l'ancienne Domnonée, le long des côtes de la Manche, on s'explique que le culte de saint Thuriau se soit répandu en Bretagne.
Un épisode de sa vie a contribué à sa célébrité:
Un seigneur du pays, nommé Rivallon a pillé et mit le feu au monastère de  Tremeheuc, près de Combourg. Thurien lui demande de réparer les dégats. Rivallon s'exécute , se convertit à la religion chrétienne craignant l'autorité de l'évêque, mais aussi les représailles du roi de la domnonée, Judicaël qui veille à la protection de l'église et de ses biens.
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Saint Tudec (Sant Tudeg)
Sculteur Xavier Tanguy

Statue de 3,70 m et 14 t.
Saint Tudec est un saint plus ou moins mythique de l'Armorique primitive, moine de l'abbaye de Landévennec au VIe siècle, qui aurait été tué par un seigneur du Faou dans l'église de Daoulas alors qu'il disait la messe. Il fait partie des saints bretons non reconnus officiellement par l'église catholique.

La légende veut qu'e le seigneur du Faou, encore païen, ait commis un double crime dans l'église de Daoulas :
Ayant appris que les supérieurs des monastères de Cornouaille s'étaient réunis non loin de ses terres pour conférer ensemble, le seigneur du Faou se fit accompagner d'une bande de soldats et enfonça les portes de l'église où se trouvaient les ennemis de la fausse religion. Saint Tudec fut massacré à l'autel, saint Judulus eut la tête tranchée au moment où il s'enfuyait vers Landévennec.
En représaille "le seigneur devint la proie du malin esprit, et il fallut toute la puissance de saint Pol, (Aurélien) pour vaincre le mal et guérir le meurtrier..." Celui-ci, en réparation de son crime fonda le monastère de Daoulas.
Pour la petite histoire, Daoulas signifie double meurtre en breton (daou lazh). Faut-il faire le rapprochement avec le massacre de Tudec et Judulus ou coïncidence troublante?
Tudeg qui porte la coiffure des religieux celtes, rasés devant et longs derrière, est invoqué contre les maux de tête et la surdité.
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Saint Tudi (Sant Tudy)
Sculteur Goulven Jaouen

Statue de 4 m en Granit Bignan Jaune Aurore (granit beige à grains fins et moyens de couleur jaune et gris-jaune).
Saint Tudy est un des grands moines de la Bretagne (Armorique) du Ve ou VIe siècle. Saint Tudy est associé aux noms illustres de saint Corentin, évêque de Quimper, de saint Maudez et de saint Guénolé, abbé de Landévennec.
L'histoire que nous connaissons de Tudy en fait un disciple de saint Maodez, lui-même disciple de saint Guénolé. Il vécut en ermite sur l'île de Groix. Fondateur d'un ermitage à l'Île-Tudy, le culte fut transféré plus tard à Loctudy où un monastère fut créé.
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Saint Vinoc
Sculteur Seenu Shanmungam
Selon sa vita, il serait le frère ou de manière chronologique plus satisfaisante, le fils ou le neveu de saint Judicaël, roi de Domnonée en Bretagne, où il serait né entre 640 et 650, dans le pays de Dol plus précisément. Il serait mort le 6 novembre 716 ou 717.
Avec trois compagnons, à la recherche de la solitude, il se rend dans l'évêché de Thérouanne et demandèrent d'être accueillis au monastère de Sithieu. Lorsqu'ils furent "acclimatés" , le père abbé leur demanda d'aller construire leur propre monastère et d'y bâtir une maison pour les pauvres gens...et une église en l'honneur de Saint-Martin sur un lieu appelé Groënberg, le mont vert, dénommé ensuite " mont Saint-Winoc". La construction fut achevée en 695 àl'emplacement de la ville qui deviendra Bergues.



Selon la tradition, dans le monastère de Sithiu, Winoc fut chargé de moudre le blé pour la communauté. La légende veut que fort âgé, un ange l'ait aidé à tourner la meule. Ainsi les meuniers en firent leur saint patron.
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