Une légende - Horizons Bretons

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Une légende

Balade à St Sève

Légende de la naissance de Napoléon à Sainte-Sève

Une légende locale prétend que Napoléon Bonaparte soit né et ait passé les premiers mois de sa vie au manoir de Penanvern sur la commune. Le manoir aurait été celui de Louis Charles René de Marbeuf, gouverneur de la Corse et supposé amant de Laëtitia Ramolino, mère de Napoléon, mais en fait le manoir de Penanvern n'appartenait pas à Charles Louis René de Marbeuf à l'époque supposée des faits, mais aux héritiers de sa cousine germaine, Louise Josèphe de Marbeuf.
Un témoignage tardif du curé de Sainte-Sève en poste entre 1828 et 1847 affirme que Napoléon Bonaparte est né à Sainte-Sève. Le registre des naissances, alors tenu par le clergé, faisant partie de la collection de la Bibliothèque municipale aurait vu une de ses pages déchirée, cependant, si des pages ont bien été arrachées dans le registre des baptêmes et mariages de 1770 (collection communale), il s'agissait de pages vierges. Le registre de la collection départementale, lui, est indemne.
Edmond Outin affirme que le prénom Napoléon aurait été donné à l'enfant en référence au diocèse du Léon voire à Saint-Pol lui-même.
Napoléon enfant aurait en tout cas passé quelque temps chez le comte de Marbeuf à Penanvern, pendant ses études au collège de Brienne.


Manoir de Penanvern





Coté privé. Réhabilité et habité aujourd'hui. Vous n'en verrez donc pas plus. Passons de l'autre coté.





Le manoir est construit vers 1630 par Roland Du Louet, époux de Jeanne de Guingamp, dame de Penanvern. Comme de nombreux manoirs en Bretagne, il a été transformé en ferme, une partie servant d'habitation, l'autre de local utilitaire.



Blasons et têtes sculptées décorent un encorbellement au-dessus d'un étroit pavillon dans lequel se trouve une grande cheminée de granit sculpté et ornée de motifs Renaissance.


Cette cheminée se trouve à l'endroit de l'amputation de la demeure effectuée au XIXe siècle par la famille Dyevre, devenue propriétaire du manoir après la mort du dernier des Marbeuf, en 1812. Une légende rapporte que le fantôme d'une religieuse, de la famille Du Louet, ancien propriétaire, hantait les corridors du manoir. Elle montrait ses jambes, l'une décharnée, l'autre malade, résultat d'une punition divine pour avoir, de son vivant, tiré trop de vanité de ses jambes bien faites.



Manoir du Grand-Plessis

Ce manoir, qui était le siège d'une seigneurie importante, a appartenu un temps aux Guicaznou dont la devise, en référence à des voisins de l'époque féodale, est : « An tud kenta a oa er bed a oa Guicaznou ha Kerret », « Les premières personnes sur terre furent les Guicaznou et les Kerret ». Il comprend un double porche avec une entrée cochère ,une entrée pour piétons, et une tourelle d'escalier dans l'angle nord-ouest. L'aile est date du XIXe siècle et ferme la cour pavée.

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