Fontaine st Jean - Horizons Bretons

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Fontaine st Jean

Sentier des Korrigans

Sortons de la tourbière en empruntant le sentier de terre et de pierre.




Cette photo a été prise le 24/02/2012, un jour de "petite pluie" ce que nous, en bon korrigans Breton nous appelons de "la bruine", du "crachin", pas de quoi mouiller un chat.
Vous pouvez voir en observant la photo l'eau ruisseler sur le sentier et les pierres qu'elle entaine avec elle. Imaginez alors, une vraie grosse pluie et le chemin devient rivière. En effet, si le chemin est praticable en été car à sec, en hivers, par pluies fortes, il vous faudra des bottes pour l'emprunter...mais à vos risques!
L'eau déferle de la montagne vers la vallée.


Ouvrez les yeux et regardez. Le long du chemin, il reste beaucoup de choses a observer...
Comme par exemple, cette thentrède temula.

Tenthrède est un nom vernaculaire ambigu en français qui désigne les imagos de nombreuses espèces parmi les Hyménoptères formant le groupe des mouches à scie ou symphytes (Symphyta). Leur larve ravageuse est souvent appelée fausse-chenille car elle ne donnera pas un papillon mais un insecte.

Photos prises le 09/05/2011.

Les tenthrèdes, fausses chenille mais vraies peste!

C'est le nombre de fausses-pattes qui permet de différencier les fausses-chenilles des chenilles de papillons. Les premières possèdent de 6 à 9 paires de fausses-pattes, tandis que les secondes possèdent moins de 6 paires de fausses-pattes.
Photos prises le 20/09/2011.


Leur position redressée est une position d’alarme. Nous sommes trop pres, elles veulent nous impressionner...
La gloutonnerie des fausses chenilles s’exerce de façon grégaire, le spectacle est assez fascinant. Les larves se répartissent en rang serré sur le bord d’une feuille et commencent à la dévorer. Elles le font avec un tel entrain qu’en peu de temps, vous voyez la surface foliaire se réduire comme peau de chagrin jusqu’à ce qu’il ne reste que la nervure. L'arbuste n'en mourra pas...mais pour voir de nouvelles feuilles sur votre arbuste ayant servit de déjeuné aux chenilles, il vous faudra attendre le prochain printemps.




Sur cette renoncule des Micropteryx calthella.
Photo prise le 09/05/2011.

Regardez bien entre les herbes et les orties. Vous verrez celon la saison, des larves de coccinelles.

Photos prisent le 09/05/2011.

Force m'es, puisqu'elle prospère ici, en bas du sentier, de vous parler de la renouée du japon.

Si l’on ne fait rien, elles prendront bientôt la place des plantes autochtones. La Renouée du Japon ou Renouée à feuilles pointues (Fallopia japonica, autrefois aussi nommée Polygonum cuspidatum ou encore Reynoutria japonica) est une espèce de plante herbacée vivace de la famille des Polygonaceae originaire d’Asie orientale, naturalisée en Europe dans une grande diversité de milieux humides.

Elle est cultivée en Asie où elle est réputée pour ses propriétés médicinales. Naturalisée en Europe et en Amérique, elle y est devenue l’une des principales espèces invasives ; elle est d’ailleurs inscrite sur la liste de l’Union internationale pour la conservation de la nature des 100 espèces les plus préoccupantes.
Lors de la période automnale (ou hivernale), les grandes renouées se dessèchent et émettent alors de nombreux déchets dans les rivières. Cette importante biomasse rejetée dans la nature peut provoquer des pollutions organiques et dégrader la qualité des eaux servant à l’alimentation humaine. L’accumulation de déchets peut également bloquer l’écoulement des eaux.
Photos prisent le 13/10/2010.

La fontaine.

Continuez la route en sortant du sentier des Korrigans pour faire une petite pause a la fontaine st Jean.
Cette fontaine de dévotion, peut-être du 18e siècle, était liée à l'ancienne chapelle Saint-Jean disparue au début du 20e siècle. Ensemble restauré en 2006 par l'
association Lichen.

A partir du 11e siècle, le lieu appartient à la commanderie des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem installée à la Feuillée. Il comprenait une chapelle dédiée à saint Jean, mentionnée en 1160 ; reconstruite au 16e siècle, elle figure sur le cadastre de 1812 mais est ruinée en 1869. Un calvaire a été déplacé plus au nord . La fontaine et le moulin existent toujours .

Bassin de fontaine fermé par trois murets maçonnés en schiste. Niche avec statue de saint Jean au centre du mur sud-est. Bancs autour du bassin avec petit emmarchement. Bassin de lavoir rectangulaire entouré d'une dizaine de dalle de schiste.

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