Les fournils et moulins - Horizons Bretons

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Les fournils et moulins

Aux moulins de Kerouat > Les moulins.

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Le pain : Au XIXe siècle et encore au début du XXe siècle le pain revêtait une très forte valeur, il était le symbole du travail des hommes. Il ne devait jamais être posé à l'envers sur la table car on ne le gagne pas sur le dos : Ne vez ket gounevet war ar c'hein. Un four se trouvait en général dans chaque village ; il était en commun.

Le fournil et le moulin d'en haut.

Les pétrins et le four.

Le boulanger a rangé sa casquette sur le porte manteau. La pâte à pain est finie. Les pelles à enfourner et la balance sont rangées.

Sous un drap de lin, la pâte lève. içi, on fait encore du pain au levain et du kouign-amann.

Le moulin.

Des 1610, il est bati, à flan de coteau, à 5 km de la source du Stain, ce ruisseau qui rejoint l'Elorn peu apres Sizun.

En raison du faible débit d'eau, un étang est aménagé 300 mètre en amont pour constituer une réserve utilisable toute l'année, pour assurer une alimentation régulière en eau  des moulins.



Le bief (ou canal artificiel) aboutit au-dessus du moulin qui était, à l'origine, doté d'une roue horizontale ou pirouette.
En, 1794, le recencement communal des moulins indique que celui de Kerouat ne travail que 5 jours par semaine, ceci en hivers; de mars à octobre, le débit de l'eau n'est pas suffisant.
En aval du barrage, le bassin de répartition permet le réglage des débits entre le ruisseau en fond de vallée et le bief d'amenée d'eau aux moulins. Des moines rouges, dit-on, construisirent les moulins et constituèrent la réserve d'eau en amont du village dès le début du XVIIe siècle. (Cela reste à confirmer)


L'eau canalisée en rigole le long du chemin permettait autrefois d'irriger régulièrement les prairies de novembre à mai.
Provenant du bief (dérivation à partir de l’étang), l’eau arrive jusqu’à la vanne qui commande la mise en service de la roue.



Lorsque la vanne est fermée, l’eau s’écoule dans le canal de fuite qui rejoint plus loin le ruisseau. Pour actionner la roue, on ouvre la vanne ; guidée par la rigole, l’eau se déverse dans les godets. Le poids de l’eau entraîne la rotation de la roue ; le réglage du débit en détermine la vitesse.


L'eau entraine la roue.

Canal de fuite.

Comment ça fonctionne?


Mécanisme de transmission.
Sur l’axe (ou arbre) de la roue est fixé le rouet à alluchons qui transmet le mouvement à la lanterne. Le gros fer qui la traverse repose sur le palier et supporte à son autre extrémité la meule courante. Pour débrayer, on arrête la roue puis on tire successivement sur les deux leviers (la trempure) de façon à écarter les fuseaux de la lanterne des alluchons du rouet.



Les meules.

Le grain est écrasé entre deux meules parallèle : la meule inférieure fixe (dormante ou gisante) et la meule supérieure tournante (courante). L’étanchéité du passage du gros fer dans l’oeillard de la meule dormante est assurée par un ensemble de cales de bois (le boitard). Au centre de la meule courante l’annille, croisillon métallique qui repose sur le gros fer, est encastrée dans la pierre.


Fabrication.

Mis à part leur centre, les meules sont confectionnées de façon identique. Des morceaux réguliers de silex ou de pierre meulière sont assemblés avec de la chaux ou du ciment et entourés d’un cerclage de fer. En fonction de la dureté de la roche, on place successivement :
- Le centre, les pierres tendres (oeillard)
- La couronne intermédiaire, les pierres dures (entrepied)
L‘habillage se détériore au fur et à mesure de l’utilisation des meules. Le meunier procède alors au rhabillage, c’est- à –dire qu’il ravive les aspérités de la pierre. Il est nécessaire de lever la meule courante pour avoir acces aux surfaces internes. Le meunier amarre sur le cerclage métallique une crochet de fer puis il manœuvre le cabestant pour lever progressivement la meule courante jusqu’à la caler sur chant. Le marteau à piquer sert à boucharder la surface plane tandis que le marteau à rhabiller est employé pour retracer les raies.


Les marteaux et lunette en fer du rhabilleur .


Afin de déchiqueter entièrement les céréales, la surface travaillante des meules est striée avec précision (habillage). Différents marteaux sont utilisés pour les apprêter :
- Les marteaux à grain d’orge permettent de piquer la partie centrale et de creuser le logement dans lequel s’engagera l’anille.
- Les marteaux à tête courte servent à tracer les rainures et les hachures.

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