Présentation. - Horizons Bretons

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Présentation.

Pleyber Christ.

Pas besoin d'aller bien loin pour voir un monde étonnant. La, à votre porte, dans votre jardin, le long de vos chemins de promenade, sur la place de votre ville, dans les rues, votre maison même,  partout autour de vous il y a la vie. Ouvrez les yeux, voyez, regardez et observez.
Avant de vous montrer ce que j'ai pu observer lors de mes promenades dans ma ville, je vais vous la présenter.

Pleyber-Christ est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France, à la limite nord du parc naturel régional d'Armorique. Un vrai petit bonheur pour une chasseuse de photos curieuse de tout...
Le nom de Pleyber-Christ proviendrait de l'ancien breton ploe ou plou (paroisse), et de saint Yben (ou Ibe ou Etbin), saint breton peu connu, à l'origine aussi du nom de Pleyben. Christ viendrait peut-être des seigneurs de Kergrist, nom d'un édifice religieux suggérant une ancienne fondation des Templiers.
Située à 10 kilomètres au sud-ouest de Morlaix, la commune de Pleyber-Christ entre la mer (la Manche) et les monts d'Arrée fait partie du plateau granitique du Léon, reste de la pénéplaine post-hercynienne3, non loin du pied du versant nord des monts d'Arrée, formant des paysages agricoles sur les lambeaux du plateau séparés par des vallées encaissées aux versants pentus et boisés.
Elle est limitrophe à l'ouest de Saint-Thégonnec, au nord de Sainte-Sève, au nord-est de Plourin-les-Morlaix, à l'est de Le Cloître-Saint-Thégonnec et au sud de Plounéour-Ménez. Le finage communal est limité à l'est par le Queffleuth et à l'ouest par le Coat Toulzac'h, affluent de rive droite de la Penzé, fleuves côtiers coulant sud-nord et qui se jettent dans la Manche proche. La vallée du Queffleuth a permis la construction de nombreux moulins, les uns établis sur la rive droite et dépendant donc de la commune de Le Cloître-Saint-Thégonnec, les autres sur la rive gauche et dépendant donc de Pleyber-Christ.



L'enclos paroissial

Qu'est-ce qu'un enclos paroissial?

L'enclos paroissial désigne l'espace, cerné par un mur, renfermant l'église et différentes annexes:
- le cimetière (aujourd'hui souvent dépourvu de tombe;
- l'entrée monumentale donnant accèe à l'enclos;
- le calvaire;
- l'ossuaire destiné à l'origine à recevoir les ossements provenant de l'église;
- Le porche et la sacristie annexes de l'église.
La notion d'enclos paroissial a été forgé dans notre région. Non que nous en avons le monopole: que l'église soit entourée d'un cimetière clos est un principe général à la fin du Moyen Age. Mais ici, l'église et ses annexes ont bien une monumentalité exceptionnel. Nos enclos ont bénéficié de la prospérité économique de l'âge d'or Breton (XVè- XVIIè s), particulièrement là où l'on fabriquait les toiles de lin.
Ils ont bénéficié aussi d'un contexte intensément religieux: un catholicisme romain unanime, cherchant à impressionner, à éduquer, à séduire; un catholicisme Breton aussi, très attaché à son clocher, à ses saints et à ses morts.

L'église Saint-Pierre (église paroissiale) est classée au titre des monuments historiques depuis 1914, en même temps que l'ossuaire. Comme dans les paroisses voisines dotées elles aussi d'enclos paroissiaux, sa richesse a été possible grâce à la prospérité liée à la fabrication et au commerce de la toile de lin aux XVI ème et XVII ème siècles, époque de sa construction (les travaux s'achèvent en 1708). Elle a remplacé un ou plusieurs édifices antérieurs. Sa tour est de style Beaumanoir.

Pleyber Christ illustre bien comment un enclos paroissial évolue, du XVIè siècle jusqu'à nos jours, au fur et à mesure que se transforme autour de lui, un gros bourg très passant. L'enclos a perdu ses tombes et son calvaire, transférées au nouveau cimetière à la fin du XIXè siècle, avant de céder une grande part de sa superficie à la place voisine. il existe pourtant toujours, un nouveau mur, construit en 1905-1906, qui cerne de près l'église.

Nouveau cimetière et le calvaire.



Le monument aux morts de 1921 a pris l'aspect d'une entrée monumentale dont il tient, finalement, le rôle.

Quand à l'ossuaire, d'une belle simplicité, il a subsisté malgré un emplacement contraignant: à sa manière, il dit la fidélité à l'enclos des origines.


Sous son porche latéral sud repose un groupe polychrome du Christ et des douze apôtres (1667), œuvre du sculpteur Roland Doré. Au dessus de la porte, saint Pierre reçoit du Christ la charge de conduire le troupeau: " Pais mes agneaux, paie mes brebis".

Le chevet, issu des ateliers trégorois, présente un original décor de galettes scultées, surmontées d'une statue de la vierge.
L'intérieur est riche de plusieurs retables (avec notamment une belle sainte Anne éducatrice) et de sablières récemment restaurées. Mais la fierté de Pleyber Christ, c'est " ar groaz aour" C'est-à-dire la croix de procession en argent doré (1620), que l'on peut admirer lors des grandes circonstances.



La chapelle du christ
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La chapelle du Christ fut construite en 1747 à la suite d'un événement jugé miraculeux qui eut lieu en 1735 : une flamme éblouissante brûla pendant plusieurs jours au-dessus d'une fontaine de dévotion qui existait en ce lieu et qui était une étape pour les pèlerins du Tro Breizh. La raison en est probablement que cette fontaine, nommée Feunteun Krist, se trouvait dans un lieu marécageux et que les émanations gazeuses s'enflammèrent spontanément (feux follets). Détruite en 1829, la chapelle a été reconstruite les années suivantes.

Le calvaire de la chapelle du Christ a probablement été édifié en 1823 à partir de morceaux de calvaires antérieurs abattus pendant la Révolution française, certaines parties du calvaire portent des inscriptions datant de 1536 et 1574.

En 2002, la fontaine-oratoire a été reconstruite grâce à l'association "les Amis de la chapelle".

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