au quotidien. - Horizons Bretons

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Aux moulins de Kerouat > Maison des meuniers.

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L'heure c'est arrêté sur un instant de vie. L'horloge en a perdu ses aiguilles. Désormais, le saloir de granit restera vide.




Le lard, découpé en quartiers, est bien enduit de gros sel gris, et déposé en couches abondamment saupoudrées de sel dans le saloir (ou charnier), avant d'être suspendu dans la cheminée pour être fumé. Andouilles, saucissons et saucisses sont également fumés.



Le beurre est salé au sel fin et marqué. La marque à beurre est un petit ustensile du quotidien.
Cette marque avait un triple usage :
- Elle permettait à tout fabriquant de beurre de signer sa motte avant de la vendre, l’apposition de la marque permettait donc d’identifier la provenance de la motte.
- Avec son décor, la marque à beurre permettait de décorer de manière élégante et originale son beurre, vous verrez aussi que ces décors possèdent des significations.
- Certaines marques apposées garantissaient le poids de la motte et la qualité du beurre.




La soupe était cuisinée dans un chaudron, sur un trépier dans la cheminée. Elle se mangeait dans des bols en bois. Les gens mangeaient souvent dans le même plat ; les assiettes ne sont apparues que plus tard et beaucoup ne savaient pas manger dans ce "nouveau couvert".
La pomme de terre : c'était une denrée rare dans quelques coins de campagne il y a un siècle à peine. Elle était cependant régulièrement servie ; au repas du soir (koan) on les cuisinait souvent avec un oignon le tout jeté dans du saindoux fumé roussi, couvert d'eau, cuisson prolongée jusqu'à ce que toute l'eau soit bien évaporée pour que le fond soit bien gratiné (kreienet). Certain en faisait le plat rituel, patatez disec'h - pommes de terre avec un morceau de lard qui les imprégnait
On la mangeait même le matin en soupe ; le midi, en général, on les accompagnait d'un morceau de lard et de lait.
Quand on tuait le cochon, on en donnait un morceau aux voisins et amis.
Les cadeaux alimentaires : Quel que soit l'occasion, on n'offrait jamais d'argent ; à l'occasion d'une naissance, on offrait en général une boite de sucre, des gâteaux, du café.

La cuiller en bois (en buis le plus souvent car ce bois était réputé pour ne pas donner de goût aux aliments) était le couvert principalement utilisé, son importance était telle qu'elle était souvent marquée d'un signe ou d'une inscription patronymique.


De plus, quand un domestique en fin de contrat voulait signifier qu'il ne voulait pas rester plus longtemps, il ne raccrochait pas sa cuiller au porte cuiller. Il faut savoir que certains ne lavaient jamais leur cuiller, ils la léchaient dans leur bouche.
(La photo de porte cuillère du diaporama n'a pas été prise au moulin.)



Le couteau était aussi un couvert très personnel surtout chez les hommes. Le chef de famille signalait le début et la fin du repas en ouvrant ou en fermant son couteau qu'il essuyait sur sa cuisse, pour le ranger ensuite dans sa poche de pantalon.
Ce couteau qui lui servait donc à table était aussi utilisé tout au long de la journée pour les petites utilisations courantes (couper un bâton, taillé un objet, ...).



La première fourchette en campagne est apparue juste avant la première guerre mondiale et pour la première fois dans les noces de campagne ; les premières fourchettes en fer apparurent dans les maisons après la guerre 14-18.

Assiette et cuillère en bois

Cafetière et moulin à café.

Cafetières

Etagère à pain

Fer à repasser.

Fer et cafetière chauffe dans l'âtre.

Jatte

Mesure en bois pour le grain ou la farine

Moulin à café



Les enfants des villages alentours devaient se rendre au bourg à pied pour assister à l'école. Ce n'était pas toujours drôle quand on s'imagine que la marche s'effectuait avec des sabots de bois et par tous les temps.


La plupart du temps les gens se déplaçaient à pied ou en charrette tractée par un cheval ou même à cheval.

Grange

Charette à bras.

L'étable, construite entre le 18e et 19e siècles, sert de lieu d'exposition sur les ardoisières.

A Commana et Plounéour-Menez, les carriers sont aussi la plupart de temps agriculteurs.
Le travail de l'ardoise est saisonnier.
Des abris de pierres sèches servent d'habitat temporaire et d'ateliers de taille.

Hutte

Vue de la pose d'ardoise endroit, envers. Sur l'envers, on voit nettement la position des chevrons de bois


Le lavoir.

Marchons vers le moulin chandelier par le chemin creux (Hent donn), et faisont une pause au lavoir. C'est un lavoir d'hivers. Une source l'alimente. En continuant le chemin, un peu plus loin, un sentier mène à une fontaine rustique au milieu d'une prairie.

Les lavoirs sont des bassins publics alimentés en eau par une source, un cours d'eau ou encore par des rivières. Le passage au lavoir était le dernier passage avant le séchage car il servait à rincer le linge dans de l'eau claire après avoir été bouillit dans une lessiveuse posée sur un trépier au dessus du feu de la cheminée. A kerouat, le lavoir est alimenté par une source et une fontaine qui dépendait de la chapelle de Kerouat.



"A croupetons sur la pierre
Des vieux doués de chez nous,
Comme faisant leur prière,
Les femmes sont à genoux
Ô la prière effroyable
Qu'elles adressent au diable !"

Théodore Botrel. Les Cancans du lavoir.

Lavoir.

Fontaine.

En Bretagne, le linge n'était décrassé que deux fois l'an, en avril et en automne. Cela nécessitait une réserve impressionnante de draps, de taies, de torchons, de mouchoirs...
Le lavage ne se faisait qu'à la cendre de bois et pas n'importe laquelle, il fallait éviter celle de chêne et de châtaignier dont le tanin aurait taché le linge !
N'importe quelle lavandière savait que les racines de saponaires ajoutées à la charrée (Cendre de bois employée pour la lessive) valaient le meilleur des assouplissants tandis que des rhizomes d'iris parfumaient délicieusement la lessive.

Les blanchisseuses bretonnes ont une sombre déclinaison dans le peuple des légendes.
Içi la légende.


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