Histoire de la tomate. - Horizons Bretons

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Histoire de la tomate.

Pleyber Christ.

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La reine du potager.
La reine du potager est sans conteste la tomate.

Voici son histoire:

Les tomates que nous connaissons aujourd'hui proviennent de la variété Lypersicon Esculentum, autrement dit tomate cerise, qui a été à l’origine de nombreux cultivars pour les différentes variétés de tomates actuelles.
Il est curieux de noter que ces dernières années, on s'est donné du mal pour créer des tomates cerises, alors que celles-ci sont les mères de toutes les tomates !

Aujourd'hui, la tomate est le deuxième légume, après la pomme de terre, le plus consommé ont monde. Elles ont d'ailleurs, la même origine, celle des Andes Péruviennes où les Incas connaissaient la tomate à l'état sauvage, mais elle était surtout cultivée par les Aztèques qui en produisaient plusieurs espèces, de formes et de couleurs différentes.
Elle proviendrait d'une solanée sauvage, une tomate cerise, qui existe encore au Mexique, dans la région de Veracruz. Les plants étaient semblables à de la vigne et donnaient des petits fruits connus localement sous le nom de tomalt.
Les indiens du Mexique la cultivèrent parmi les plants de maïs.

Elle fut découverte et ramenée en Europe, par les conquistadores Espagnols en 1519, ainsi que d'autres  spécimens tel que le piment, le  poivron, le maïs, la courge etc.....Ils découvrirent alors des fruits amers de la grosseur d'une cerise et la rapportèrent en Europe.

En 1544, Le premier scientifique connu à parler de la tomate tant par sa classification dans la famille des "solanacées" que pour ses qualités gustatives fut PETRUS MATTHIOLUS, pharmacien Italien qui la préconisait frite dans l'huile. Il lui trouvait des points communs avec la Mandragore, réputée aphrodisiaque. On la baptisa donc pomme d'amour.
Elle rentra définitivement dans la vaste famille des solanées (solanum ) grâce à CARL VON LINNE, botaniste naturaliste Suédois du XVIII siècle.
Cependant, elle est restée longtemps redoutée par sa ressemblance avec la mandragore de sinistre réputation, aux effets psychotropes, connus depuis l'antiquité.

Au XVI siècle, où l'Italie était à l'honneur, tant sur le plan de l'art et de la culture de façon plus générale, et certainement sous l'égide de Catherine de Médicis qui la ramena à la cour, avec, entre autre, le melon, l'artichaut et ... l'ancêtre de notre fourchette. La tomate n'était pas considérée comme comestible à cette époque-là. Elle servait de plante ornementale jusqu'à la révolution Française, soit plus de deux siècles après sa découverte.

Première représentation d'un plan de tomate par Piétro Andréa Matthioli. 1550.

Portrait de Matthiolus.
Pietro Andrea Matthioli (ou Mattioli, Matthiole, Matthiolus) est un médecin et un botaniste italien, né le 23 mars 1501 à Sienne et mort en 1577 à Trente de la peste
.

Couverture et page du livre de Matthiolus
qui décrit pour lapremière fois la tomate (éd. 1554).

Les italiens l'adoptèrent aussitôt et la nommèrent pomo d'oro, c'est à dire pomme d'or, en raison de sa couleur jaune. D'ailleurs, tomate se dit encore aujourd'hui pomodoro en italien
Ils la consommèrent dès 1550 alors que les autres pays européens la cultivait comme plante ornementale et la considérait encore comme vénéneuse à cause de sa famille(les solanacées comme la belladone et le tabac).
La tomate cultivée dès 1530 au sud de l'Espagne, gagna rapidement, au gré des échanges commerciaux, le Portugal, l'Italie, puis le sud de la France.
Il fallut attendre 1731 pour qu'elle soit reconnue officiellement "comestible" par le botaniste écossais Philippe MILLER qui lui adjoint l'adjectif ESCULENTUM qui veut dire "comestible". Malgré cela, presque un siècle plus tard dans nos bons vieux livres de jardinage, on pouvait lire, la tomate ne serait pas utile en cuisine. LE BON JARDINIER 1819
Au XVIIIe siècle, au sud de Naples, des jardiniers italiens la cultivaient régulièrement et l'appelait alors "pêche de loup". A la fin de ce siècle apparaissent en Italie les premières usines de fabrication de sauce tomate.
Les italiens mirent 200 ans avant de l'utiliser dans leurs recettes et 300 ans pour obtenir des plants portant des grosses tomates et ce n'est finalement qu'au début du XXe siècle qu'elle s'est finalement répandue.




Couverture de livre et extrait du livre de Matthiolus sur les tomates.

La tomate arriva à Paris en 1790 au son de la "Marseillaise" avec les révolutionnaires marseillais qui en en réclamaient dans les auberges de la capitale. On raconte que Robespierre lui-même allait en déguster régulièrement dans les restaurants parisiens .Et ce n'est qu'à ce moment-là que les maraîchers de l'Île de France se sont mis à la développer.
Il fallut attendre néanmoins le début du XX siècle avec le développement du transport ferroviaire pour que la tomate prenne son plein essor avec les variétés hâtives du sud de la France et celles cultivées en Belgique et aux Pays Bas. Elle est aussi très appréciée des Japonais qui l'utilisent jusque dans les sushis.
C'est également à cette époque-là qu'elle partit à la conquête du Nouveau Monde grâce aux colons français et européens malheureusement précédée par sa mauvaise réputation, mais bientôt rattrapée par ses qualités gastronomiques.
C'est donc grâce aux italiens, et non pas aux espagnols qui l'importèrent en Europe, que la tomate s'est répandue à travers le monde pour reconquérir finalement l'Amérique... d’où elle nous revient en l'état de...KETCHUP !  

Fleur de tomate noire de Crimée et plant de tomates


Culture de la tomate.


Vous voyez de plus en plus de variétés de tomates sur les marchés, vous y achetez des plants, vous récoltez des tomates de grande qualité gustative, alors pourquoi ne pas passer à l’étape suivante : faire ses graines !

Mais attention, récolter ses graines soi-même n’est valable qu’avec des variétés traditionnelles et non des variétés hybrides.



Première étape: La sélection
.
N’attendez pas les derniers fruits pour tenter l’aventure, choisissez et cueillez de préférence les premiers fruits bien mûrs, les plus beaux et les plus typés sur les plans les plus vigoureux.

Deuxième étape: L'identification.
Identifier soigneusement l’espèce choisie par une étiquette que vous transfèrerez ensuite sur le récipient.

Troisième étape: le tranchage et la récupération des graines.
Trancher la tomate en deux. Certaines espèces charnues ont très peu de graines (russe, ananas,…)
Recueillir, à l’aide d’une petite cuillère, les graines et la pulpe dans un récipient étiqueté a son nom. N’oubliez pas de déguster le reste du fruit garanti sans pépin.

Quatrième étape: Préparation des graines.
Laisser reposer l’ensemble à l’abri de l’air (Couvrez avec un chiffon ou un filtre à café par exemple), dans un endroit ombragé. Lorsque la moisissure s’est développée (suivant la température ambiante, environ 4 à 5 jours voire plus), retirer la pellicule moisie.

Cinquième étape: Rinçage et séchage.
Rincer le contenu à l’eau claire dans une passoire fine. Bien éliminer les restes de pulpe et de moisissures jusqu’à ce qu’il ne reste que des graines. Le nettoyage des graines a pour objet de supprimer la gélatine qui les enveloppe. Dans la nature, cette suppression se fait naturellement à la faveur des fermentations qui se produisent dans les fruits tombés au sol.
Le feutrage blanc est une fermentation provoquée par un champignon (geothricum candidans) qui élimine diverses maladies bactériennes.
Égoutter soigneusement.
Étaler les graines à l’aide d’un pic dans un petit récipient plat (Eviter le papier essuie-tout, qui colle aux graines.  Préférer de la gaze par exemple.) et laisser sécher dans un endroit ventilé à température moyenne de 20°, le séchage doit être rapide pour éviter la moisissure. Une fois sèches (compter environ une semaine) les graines ont une couleur claire grisâtre légèrement poilues.

Sixième étape: Ensachage.
Les graines se décollent alors aisément du récipient. Frotter les dans le creux de la main pour les séparer. Placez vos graines dans de petits sachets en papier (ou encore des tubes d'aspirine, très pratiques), eux-mêmes rangés dans une boîte fermant bien. N'oubliez pas de noter le nom de la variété, sa provenance ainsi que l'année de récolte.
L’utilisation est possible pendant 4 ans, voire plus si elles sont conservées au réfrigérateur.
Cependant, il est clair que le pouvoir germinatif des graines ne va pas en s'améliorant au fil du temps. Plus qu'à attendre la mi-mars pour le prochain semis de tomates !


Le semis.

Les chanceux disposant d'une serre chauffée savent qu'ils peuvent commencer leurs semis de tomate dès janvier, repiquer fin février et récolter... à l'approche de l'été.
Sous serre non chauffée, les graines seront semées en mars, pour une récolte de juillet à octobre.
De loin la façon la plus économique (et la plus intéressante !) d'obtenir vos plants de tomate. Le semis de tomate est facile : semez clair dans des godets remplis d'un mélange de terreau et de sable, et placez les godets dans votre mini-serre ou à l'intérieur de la maison, derrière une fenêtre. Quand les feuilles apparaissent, rempotez chaque pied dans un godet individuel. Au fur et à mesure de la croissance, ne négligez pas les apports d'engrais.

La tomate est l’un des légumes les plus consommés mais aussi les plus cultivés dans nos potagers.
Du semis à la plantation, de l’entretien à la récolte, chaque geste a son importance pour avoir de belles tomates.
En résumé, ce qu’il faut savoir :
On doit considérer que la tomate ne pourra être plantée en extérieur qu’à partir du 15 mai et qu’il est donc inutile de commencer à semer trop tôt.
Dans le cas d’un semis de tomates :
Le semis de tomate doit commencer à la fin de l’hiver, vers la mi-mars, sous abri, et à température d’au moins 18-20°.
Il faut d’abord vous munir d’un contenant adapté.
Vous choisirez par exemple une caissette ou des godets (pots), ces derniers étant de plus en plus employés pour ce type de semis.
Commencez votre semis en intérieur dès le mois de février ou mars de préférence sous serre ou au bord d’une fenêtre mais en évitant le soleil direct.
Faire un lit de gravier ou de billes d’argile pour faciliter le drainage (2 à 3 cm)
Si cette opération n’est pas obligatoire, elle est fortement recommandée pour éviter que les racines ne pourrissent.
Ajoutez du terreau spécial semis jusqu’au 2/3 de la hauteur du contenant et tassez légèrement.
Complétez ensuite pour remplir jusqu’en haut.
Semez les graines.
Espacez d’environ 4 cm en tout sens s’il s’agit d’une caissette.
Quelques graines suffisent au milieu s’il s’agit d’un pot.
Arrosez régulièrement.
Il faut environ une semaine au dessus de 20° pour voir apparaître les premiers germes.
C’est à ce moment que le semis a le plus besoin de lumière.
Pour un semis en caissette, repiquez en godet dès qu’apparaissent les premières feuilles
Continuez à arroser régulièrement et apportez éventuellement un peu d’engrais organique.
A partir de début mai, s’il n’y a plus de risque de gelée, mettez en place dans votre potager ou votre jardin dans une terre enrichie de terreau.
La récolte se faite environ 4 à 6 mois après le semis selon les conditions de culture.



Les tomates aiment :
Les sols riches en humus, idéalement amendé avant la plantation
Une exposition bien ensoleillée
Un arrosage régulier sans mouiller le feuillage pour éviter les maladies

A propos de l’arrosage, une solution plus économique.
Dès que vos plants atteignent 25 cm de hauteur, binez entre les pieds et paillez vos pieds de tomates en recouvrant le sol de 5 ou 6cm de paillis (paille, végétaux broyés, compost,…). Ce paillis permet au sol de rester humide et de réduire les arrosages, les tomates n’en seront que meilleures car moins gorgées d’eau. Et il réduira la levée des mauvaises herbes. Assoscié à un arrosage à système de goutte-à-goutte limite les maladies et permet de
consommer moins d’eau -

Démarrer les plantations si les risques de gelées ne sont plus à craindre en régions douces ou sous abri. Sinon, patientez jusqu’en mai.
Espacer les plants de 50 cm et les rangs de 70 cm. Tuteurer les pieds de tomate avant de reboucher. Attacher les tiges, tailler les gourmands, puis arroser et pailler le sol afin de maintenir l’humidité du sol et éviter les invasions de mauvaises herbes. Enterrer la base des tiges pour renforcer l’enracinement.
Un conseil: placer deux poignées d’ortie broyées au fond du trou, au moment de la plantation, pour activer la croissance et pour protéger les tomates contre les maladies.
Attendre la formation des fruits pour arroser : un excès d’eau a pour effet de diminuer leur goût. Ôter les gourmands, ainsi les tomates accumuleront davantage de sucres.

Récolter les fruits en vous fiant à l’intensité de leur couleur.
Il est encore possible de récolter les tomates en septembre et octobre.
Si le froid arrive, mieux vaut les cueillir non mûrs, les envelopper dans du papier et les conserver dans une caisse.


Rotation des cultures de tomates.
Avant les tomates : radis, navets, mâche, pois, poireaux, scorsonères.
Légumes racines ou Fabacées (anc. Légumineuses).
Après les tomates : sarrasin, moutarde, phacélie
Attendre 3 ou 4 ans avant de cultiver des tomates au même endroit.

Les plantes amies avec la tomate.

Planter les au voisinage de : ail, asperge, basilic, capucine, céleri, carotte, mâche, oignon, œillet d’Inde, persil, poireau, souci.
- Les Œillets d’Inde réduisent les risques d’attaques d’aleurodes et éloignent de nombreux insectes. Les œillets d’Inde viendraient également à bout des nématodes, friands des racines des plants de tomate.
- Basilic, persil, ciboulette sont des plantes aromatiques réputées pour lutter efficacement contre les ravageurs.
- Céleris, haricots, poireaux ou encore radis seront de bons voisins au potager pour la tomate.

Les plantes qu'il ne faut pas planter au coté des tomates.

- Les pommes de terre, issues de la même famille que la tomate, risquent de lui transmettre les maladies virales et le mildiou, les deux cultures étant sensibles à la souche Phytophtora infestans.

- Le concombre peut contaminer la tomate avec le virus de la mosaïque, qui se propage avec les pucerons, mais aussi avec les outils infectés.

- Le fenouil nuit à la culture de la tomate. Ne le semez pas à côté ou vos tomates peineront à se développer.

Les maladies.

Le mildiou
Le mildiou de la tomate sévit par temps chaud et humide. Cette maladie cryptogamique, qui apparaît souvent en fin de saison, provoque des taches brunes irrégulières sur les feuilles qui sèchent, les fruits pourrissent.
Détruire les feuilles et les tiges contaminées et penser à pailler. En prévention, appliquer du purin d’ortie sur le sol. Par temps humide, traiter les plants à la bouillie bordelaise.

Le virus des taches bronzées
Le virus des taches bronzées, transmis par les thrips, tire son nom des traces couleur bronze sur les jeunes fruits.
L’infection précoce peut entraîner le dépérissement du plant.


Le “cul noir”
Le “cul noir”, ou nécrose apicale, forme des taches noires sur les fruits, à l’opposé des pédoncules.
Ce problème est dû à une carence en calcium.
Apporter des cendres ou bien procéder à des arrosages irréguliers.
Apporter de l’eau au pied, en prenant garde de ne pas mouiller le feuillage. Pour ce faire, arroser avec un goutte à goutte ou bien installer un tuyau microporeux.

Contre les parasites

Le puceron
Les pucerons attaquent les tomates du jardin et déforment feuilles et tiges. Une solution efficace consiste à semer des œillets d’Inde entre les pieds de tomate et à accueillir les coccinelles.

Le doryphore
Les doryphores peuvent attaquer les tomates. Séparer tomates et pommes de terre et pratiquer la rotation : ces légumes (Solanacées) ne doivent pas se succéder sur une même planche.

Le nématode
Contre les nématodes, planter des oeillets d’Inde.

Quelques variétés.


Tomate cerise.

La tomate cerise est un type de variété de tomate, cultivée comme cette dernière pour ses fruits de taille réduite consommés comme légumes, mais la plupart du temps toxiques, sauf certaines espèces.


Tomate Willamette

Variété assez classique de tomates rouges rondes de taille moyenne (200 g.) en bouquet de 7 à 9 fruits. Saveur pas exceptionnelle. Variété de saison à croissance indéterminée, productive. Origine : USA (Variété fixée multipliée en 1960 par Dr. James R. Baggett de l'Université de l'Etat d'Oregon à Corvallis, citation Ventmarin).


Tomate Zacopane.

Fruits de taille moyenne, très côtelés, parfois un peu creux. Un bon goût de tomate Variété de saison (75 jours).
Hauteur : 2.50 m.


Tomate Zapotek.

Tomates côtelées de taille moyenne en forme de poivron, creuses pour farcir.  Origine : Mexique.


Tomate Zloty Orarovsky.

Variété de tomates jaune-orange à maturité, très productive. Origine : Pologne.


Tomate Zuan Hong Kiao.

Variété de tomate très originale par sa couleur rose-orangé et son aspect duveteux. Les fruits ovales sont en grappes de 4 à 6, assez compactes, sur des pédoncules épais. La chair est ferme, pas très sucrée. Ces tomates peuvent se conserver longtemps après la cueillette. Variété d'origine chinoise.


Tomate violaceum.

Belle variété de tomate rose foncé.


Tomate Dingo Eye.

Grosse tomate d'un bel orange uniforme. Saveur typique de ces tomates orange, pleine et assez douce. Sucrée.

On trouve maintenant de plus en plus de variétés anciennes dans les jardineries. Le choix reste cependant limité à quelques variétés comme, tomate ananas, noire de crimée, noire Russe, coeur de boeuf, cornue des Andes etc.
En france il n'y a pas beaucoup de sites consacré aux graines de tomates anciennes. L'offre est bien plus étoffée aux Etats unis ou au Canada par exemple.
Quelque sites Français:
Kokopelli  (association de défense des semences anciennes.)
Ferme de st Marthe.  (un catalogue papier est disponible)
Le Biau germe

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