Légende du sirop d'érable. - Horizons Bretons

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Légende du sirop d'érable.

Pleyber Christ.

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Légende du sirop d'érable (Légende Québecoise).



Bien avant l’arrivée de Christophe Colomb, les tribus amérindiennes savaient comment recueillir la sève des érables et la transformer en sirop d’érable.
Et à leur tour, les Amérindiens ont appris à nos ancêtres à fabriquer le sirop d’érable.
Mais les Amérindiens, eux, comment ont-ils appris ?

Une des nombreuses légendes raconte qu'un petit écureuil grimpa le long d'un tronc d'arbre, mordit sa branche et se mit à boire.
Un Amérindien se trouvant au pied de cet arbre le regardait et se demandait pourquoi, puisqu'une source d'eau fraîche coulait tout près.
Il imita l'écureuil en faisant une fente avec son couteau ... surprise, l’eau qui s’en écoulait était sucrée !
Jusqu'alors, sa tribu ne trouvait du sucre que dans les fruits sauvages.
Et voilà qu’il existait un arbre qui pleure du sucre en larmes de cristal.
En plus, il venait de découvrir un remède contre le scorbut dont les siens souffraient souvent au printemps.
Tout ça parce qu'il avait regardé et imité un écureuil en train de se désaltérer avec la sève d’érable.

Une autre légende de la tribu MicMac raconte que par une journée de printemps, alors que le vent était encore frisquet, une vieille femme alla ramasser la sève des érables et, comme elle goûte la sève, elle se demande si elle ne serait pas meilleure chaude. Elle en mit dans un pot qu'elle plaça au-dessus de son feu de teepee.
Fatiguée, elle alla s'étendre pour se reposer.
Lorsqu'elle se réveilla, le soir était déjà là. Dans le pot, elle trouva un sirop doré, clair et sucré.

CROYANCE POPULAIRE

Les premiers cris des corneilles annoncent l’arrivée du temps des sucres.

Les premiers cris des outardes annoncent la fin de la saison.

Si on entaille les érables lors du croissant de lune, la coulée est abondante.

Si l’érable coule trop vite au moment de l’entaille, la coulée ne durera pas longtemps.

L’apparition de l’oiseau des sucres signifie qu’il est temps d’entailler (bruant des neiges).
Cet oiseau est fréquent lorsque le temps d’entailler les érables est arrivé.

Les papillons des sucres annoncent la fin de la coulée.
C’est un papillon gris et blanc qui fait son apparition à la fin de la saison des sucres et qui se noie dans les chaudières d’eau d’érable.


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Une légende amérindienne attribue la découverte du sucre d'érable à Nokomis (la Terre), grand-mère de Manabush, héros de nombreuses légendes indiennes. Nokomis aurait été la première à percer des trous dans le tronc des érables et à recueillir la sève. Manabush, constatant que cette sève était un sirop prêt à manger, alla trouver sa grand-mère et lui dit :

« Grand-mère, il n'est pas bon que les arbres produisent du sucre aussi facilement. Si les hommes peuvent ainsi sans effort recueillir du sucre, ils ne tarderont pas à devenir paresseux. Il faut tâcher de les faire travailler. Avant qu'ils ne puissent déguster ce sirop exquis, il serait bon que les hommes soient obligés de fendre du bois et de passer des nuits à surveiller la cuisson du sirop ».

Manabush n'en dit pas plus long, mais craignant que Nokomis ne fût indifférente à ses paroles et qu'elle n'omît de prendre des mesures pour empêcher les hommes de devenir paresseux, il grimpa en haut d'un érable avec un seau rempli d'eau et en versa le contenu à l'intérieur même de l'arbre, dissolvant ainsi le sucre qui se trouvait dans l'érable.

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